L’opération Foxley capota surtout parce que, au moment où elle devenait techniquement possible à la fin de la guerre, Hitler avait montré son incompétence militaire. Son remplaçant aurait pu être plus habile. Or, quand on veut gagner une guerre, on ne distrait pas son ennemi quand il fait erreur sur erreur. Les chefs alliés pensaient aussi à l’après-guerre : ne surtout pas faire du Führer un martyr !

D’autres dignitaires allemands (Kesselring, Rommel) ne furent pas interceptés pendant un voyage de peur (encore !) que cela trahisse qu’Enigma était percé. Les Américains, plus pragmatiques, n’eurent pas ces scrupules avec Yamamoto.

En digression, Destremau offre un aperçu sur ce que les Alliés devinaient de la Résistance interne allemande via les messages de l’ambassadeur japonais — une source partiale mais quasiment la seule. Les intéressaient aussi l’état mental et physique du Führer, son degré d’implication dans les opérations, etc. Les services britanniques bénissaient la centralisation des décisions imposées par Hitler : les consignes directes à ses généraux passaient par radio et offraient à Churchill une vision sur le cerveau du dictateur allemand !

1-Résumé
2-Barbarossa
3-Pearl Harbor
4-Vichy
5-La solution finale
6-L’assassinat de Hitler
7-Le bombardement de l’Allemagne
8-L’agonie du Reich
9-La bombe atomique