Traduction-commentaire d’un billet rencontré sur Slashdot en août dernier :

« J’ai toujours pensé que passer cinq minutes sur la machine d’un utilisateur m’en disait plus sur leur cerveau que des années de travail à leur côté (...) :
* Comment organisent-ils leurs dossiers[1], nomment-ils intelligemment leurs fichiers[2] ?
* Ont-ils l’image de fond par défaut, une photo de leur famille[3], ou un orange vif qui illumine tout le bureau ?
* Regardent-ils leurs fichiers par colonne, liste ou avec les icônes par défaut ?[4]
* Y a-t-il 2417 fichiers dans la poubelle, ou aucun ?[5]
* Les icônes du bureau sont-elles uniformément éparpillées, en petites piles... ou le bureau est-il totalement vide ?[6]
* Et l’email... J’ai vu tant d’utilisateurs se confronter à la taille maximale de la base dans le Mail de Mac OS X (~ 6 Go)[7], et j’ai vu des utilisateurs (comme moi) qui ont tant de règles de filtrage automatique que peu de choses arrivent en fait dans la boîte aux lettres[8].

C’est une fenêtre sur leur âme. »

Notes

[1] Moi ? Comme une base de données : répertoires thématiques, et plusieurs fichiers liés par un même thème sont suffisants pour justifier un sous-répertoire. Mes hiérarchies sont profondes. Un répertoire « Vrac » permet de laisser une place au chaos.

[2] Oui :-)

[3] Oui :-) ... la moitié du temps. Sinon c’est souvent une image de synthèse ou une photo d’Hubble.

[4] Plutôt par liste avec les informations fichiers à droite ; exception pour les répertoires d’images ou de photographies dont j’affiche les aperçus.

[5] J’oscille entre les deux extrêmes, une poubelle ne doit être vidée que lorsque sa taille devient significative sur le disque dur.

[6] Je plaide pour le bureau vide sauf pour quelques icônes très utilisées qui ne tiennent pas dans la barre de lancement si le système d’exploitation en offre une aisée. Je confesse quelques scories de choses récupérées et placées dans l’urgence sur le bureau histoire d’être sûr de ne pas oublier de les classer, verticalement ou pas, peu après - et bien sûr elles s’y accumulent.

[7] J’espère que KMail n’est pas si chatouilleux, j’en suis déjà à plus de 2 Go... mais dans une très dense et profonde hiérarchie de répertoires et sous-répertoires, pas dans l’inbox qui ne contient que la masse de messages que je n’ai pas triés, ou qui sont depuis des années en attente de réponse.

[8] Et j’ai eu une configuration similaire jusqu’à ce que les nécessités de l’accès depuis plusieurs machines m’obligent à me contenter des derniers messages arrivés, par IMAP, webmail... Par contre, le tri des messages lus est automatique grâce à une flopée de filtres.