Suite à une erreur de la Poste (retour avec « n’habite pas à cette adresse » m’a écrit la charmante responsable des abonnements), Pour la Science, un de mes magazines préférés ne me parvenait plus depuis un bout de temps. J’ai fini par le réaliser (il n’en traînait plus aucun exemplaire ni dans ni sur la petite table du salon) et écrit. La chose diligemment corrigée, Belin a envoyé les numéros manquants...

...il y en avait huit, de l’été dernier à mars 2008.

Ce qui en dit long sur :

- Mon retard en lecture de ce magazine passionnant mais nécessitant à la fois temps et cerveau disponible dans un état relativement actif (pas si fréquent à la maison...) ;

- Sur le nombre d’autres magazines qui déferlent chaque semaine chez mois : à côté des Que Choisir et Science & Vie que je réussis à lire en retard, et du Télérama survolé/dévoré en général dans la soirée de son arrivée, je compte aussi C’t que je me dois de « descendre » très vite : il fait un centimètre d’épaisseur et arrive deux fois dans le mois ; ajoutons l’un ou l’autre magazine ou journal acheté sous le coup de l’impulsion... Les Pour la Science, assez intemporels, avaient donc tendance à s’accumuler.

Je devrais bien me désabonner de l’un ou l’autre... mais pour chacun ce serait presque m’arracher un bras.

En fait, le problème est ailleurs : il faudrait que je jette ma télé (que je ne regarde pas si souvent, et toujours un magazine dans les mains ...), que j’abandonne mon e-mail (de toute façon scandaleusement délaissé) ou le présent blog (seul objet un tant soit peu créatif que je fasse, donc non...), ou ma généalogie, ou les livres dans le lit le soir (alors que la bibliothèque (pas l’étagère !) des livres à lire impérativemet menace de s’effondrer ?!).

Les prix de l’immobilier étant ce qu’ils sont, impossible également de larguer mon boulot pour me libérer dix heures de temps de cerveau réveillé par jour ; je deviendrais aussi vite neurasthénique. Prendre le tramway au lieu de la voiture ne libérera pas tant que ça, le doublement du temps de transport portant préjudice au temps libre...

Réduire mon temps de sommeil confinerait au suicide vu que j’en suis au strict minimum (presque) tenable sur le long terme.

Vendre le gamin me poserait d’autres problèmes.

Je me dis qu’il vaut mieux avoir ce problème-là que d’autres...