Comme je l’ai raconté ici plus d’un an après ce billet, mon enregistreur numérique a été atteint d’une forme d’Alzheimer. Il a fait un aller-retour au SAV chez Darty et deux semaines plus tard il fonctionne à nouveau.

L’appareil a presque trois ans, il valait plus de 550 € à l’achat. Un appareil équivalent neuf vaut de nos jours encore plus de 300 €, avec quelques fonctionnalités en plus peut-être.

L’extension de garantie que j’avais prise se montait à 89 €, alors que la facture de la réparation (disque dur, ventilateur, firmware) s’est chiffrée à 96 € TTC (non payés bien entendu). Le gain est déjà net. Sur un appareil d’électronique pure aussi complexe (après tout, c’est un PC !), et à l’époque assez nouveau, les chances de défaillance étaient élevées, et je m’étais dit à l’époque que le prix en valait le risque. Il reste deux ans de garantie à courir.

D’un autre côté, les 89 € en question auraient pu être investis dans une Freebox qui, en version 5, possède aussi un (petit) disque dur pour enregistrer la télé. J’ai cependant bien l’intention de l’avoir pour moins cher que les 90€ officiels, soit en remplacement de la v4 actuelle si elle défuncte, soit grâce à la dégressivité du prix — mais je n’ai que douze mois d’ancienneté officielle depuis mon dégroupage total. Mais je ne suis pas pressé du tout et la configuration actuelle me convient parfaitement. Enfin, comment aurais-je pu savoir en 2005 ce dont serait capable la Freebox v5 de 2006 ?

Une remarque : pour un appareil aussi cher, la garantie simple de deux ans est tout de même insuffisante. Peut-on l’allonger légalement sans encourager un marché gris de produits d’import qui n’intégreraient pas dans leur prix la réparation des appareils défaillants et la R&D pour des appareils plus fiables ? C’est typiquement le genre de décision qui doit se prendre au niveau continental.

De plus, écologiquement il est plus intelligent de faire réparer un morceau d’électronique qui peut encore rendre bien des services, que de l’envoyer au recyclage (ou pire) et d’en importer un nouvel exemplaire d’Asie.