Cela fait une bonne année que j’empile dans un petit composteur tout ce qui autrefois finissait dans les poubelles ou la déchetterie : herbe tondue (du moins ce que je ne laisse pas simplement sur la pelouse), branchages coupés, feuilles mortes (je suis même allé avec Petit Rémi en chercher des sacs entiers au pied des platanes sur la petite place à côté), terre épuisée des pots de fleurs, reliefs des repas (pelures de légumes, oranges et pamplemousses du jus de fruit pressé matinal, restes de pâtes, coquilles d’œufs pilées, mais surtout pas de viande), marc de café, contenu des petits sachets du thé de cinq heures... Il faudra que je trouve des copeaux de bois non traités qui me permettront de rajouter aussi le contenu de la cage du lapin[1]. Je pourrais même y mettre du papier, paraît-il...

Tout à l’heure j’ai ouvert la base du composteur et gratté un peu. J’ai failli être déçu, mais le trésor était simplement masqué par la couche de feuilles mal décomposées sur le bord : le centre du tas était plein d’un bel humus noir et spongieux, qu’il a fallu juste tamiser des morceaux qui ont mérité un nouveau cycle dans le tas (petits branchages et coquilles surtout).

L’investissement fut ruineux : 35 € (moins 30 € de subvention de la Communauté urbaine). Mais il valait le coup : poubelles moins pleines qu’il faut descendre un peu moins souvent, avec une réduction potentielle bien qu’infinitésimale des impôts locaux destinés à gérer les déchets ; moins d’aller-retour à la déchetterie (temps, argent et CO2 dans l’atmosphère économisés) ; et un terreau gratuit. Que demander de plus ?

La réflexion en cours porte sur une citerne pour récupérer l’eau de pluie et pouvoir arroser le jardin l’été. Mais où la caser ?

Notes

[1] Précisons pour les mauvais esprits : non, le lapin il ne va pas dans le compost, il reste dans la cage avec la nouvelle litière propre.