La canicule revient, et avec elle une pénible discrimination de notre société.

Pendant que ces dames peuvent en général réduire et raccourcir textiles et chaussures jusqu’aux limites autorisées par la décence élémentaire, nous autres hommes de bureau sommes contraints par la pression sociale, le management, nombre de règles plus ou moins écrites, voire la fashion police, au pantalon long, aux chaussures fermées, donc aux chaussettes, voire aux chemises à manche longue. J’ai une pensée pour ceux condamnés à porter en sus une cravate par 40°. [1]

Écologiquement c’est un non-sens, à cause de besoins en climatisation supplémentaires par rapport au triptyque tee-shirt/short/sandale que la plupart d’entre nous adoptent spontanément chez eux.[2]. Le confort puis la santé pâtissent de l’écart important avec la température extérieure. Je ne parle pas des bus, du métro ou de la voiture, étouffants quand on est trop vêtu.

Nous sommes le pays de la mode : qu’attendent nos couturiers pour s’inspirer du meilleur du kilt, de la djellaba, du boubou, de la toge puis lancer tout un nouveau marché de vêtements d’été pour hommes !

Notes

[1] Et j’hallucine quand je vois des costards-cravate dans des pays tropicaux.

[2] Surtout dans mon bureau, où nous ouvrons les fenêtres pour éviter de geler mais le cas est extrême.