Suite du résumé du numéro d’octobre... (partie 1 ici)

Houtermans

Friedriech Houtermans n’a pas eu de chance dans la vie : non seulement il fait partie de ces grands savants du XXè siècle inconnus du grand public (la compréhension de la fusion au centre du soleil ou l’âge de la Terre à 4,5 milliards d’années, c’est en partie lui) qui ont raté de peu de grandes découvertes (le laser).

Mais sa vie est un long calvaire : juif et communiste dans l’Allemagne d’avant-guerre, il doit émigrer avec sa famille dès 1933, et finit par diriger un laboratoire de physique à Kharkov. Quand la terreur, stalinienne cette fois, frappe, il ne peut s’échapper et finit torturé par le NKVD. Il ne reverra pas sa femme et ses enfants avant très longtemps.

Les Soviétiques le livrent à la Gestapo dans le cadre du Pacte germano-soviétique. Ses compétences et amitiés chez les savants allemands lui sauvent encore la vie. Mais il doit travailler notamment sur la bombe atomique allemande.

Après guerre, tenu à la fois pour un espion soviétique et un nazi, il doit encore à Heisenberg de retrouver du travail en Allemagne ; puis il termine sa carrière en Suisse.

Spéculations cosmique

Ce mois-ci Jean-Paul Delahaye part en vrille, et évoque le vertigineux The Beginning and the End: The Meaning of Life in a Cosmological Perspective de Clément Vidal. (Snif. Un livre en anglais quand l’auteur est manifestement français...)

La vie est-elle condamnée à disparaître à très long terme par les lois de la physique (entropie, expansion indéfinie de l’univers, mort du photon...) ? S’ensuivent toutes les possibilités plus ou moins envisageables selon la science moderne pour prolonger notre existence : les sphères de Dyson, le multivers, la sélection naturelle des univers qui explique à la fois la présence des trous noirs et le paramétrage fin de notre univers. Je connaissais l’échelle des civilisations de Kardashev selon le niveau d’énergie qu’elles maîtrisent, j’ai découvert celle de Barrow, en fonction de la taille des objets fondamentaux maîtrisés (nous arrivons au stade Ⅱ avec la génétique ; au Ⅵ nous créerions n’importe quoi à base de quarks ; à vous d’imaginer la suite). Et ce n’est que le début.

L’article n’est qu’un frustrant avant-goût : encore un pavé à rajouter dans la liste des bouquins à lire...

Dans le même registre, je voulais chroniquer depuis longtemps Voyages dans le futur de Nicolas Prantzos, tout aussi vertigineux, et sans doute plus accessible.’’

Divers

  • Après un demi-millénaire de recherches, la conjecture de Képler, portant sur l’empilement optimal des oranges, est enfin démontrée rigoureusement.
  • Le Soleil est stable depuis cent mille ans : en comparant les neutrinos (conçus au cœur du Soleil huit minutes avant leur détection) et les photons (qui ont mis cent mille ans à atteindre la surface et huit minutes à nous arriver), on a vérifié que les flux étaient très proches.