Research is to see what everybody has seen and think what nobody has thought.

« La recherche consiste à voir ce que tout le monde a vu, et à penser ce que personne n’a pensé. »

Albert Szent-Györgyi, Bioernegetics, 1957, p.57

Citation présentée par Didier Nordon dans le dernier Pour la Science. Il ajoute :

« Reste que porter un regard neuf sur un objet connu est sans doute un exploit de plus grande valeur qu’analyser un objet neuf selon des procédures connues. »

Et que cela ne vaut pas qu’en science, mais aussi en philosophie (technique du faux naïf), en littérature...

Certes, mais (pour en revenir à la science seule), chercher à voir des choses que personne n’a vues est l’autre moitié du métier. Le même numéro de Pour la Science décrit les détecteurs de neutrinos, une nouvelle porte sur la comoslogie ; et le web bruisse encore de la détection des premières ondes gravitationnelles. Y a-t-il plusieurs sortes de recherche ? La partie la plus noble et difficile (interpréter, réinterpréter le connu, penser ce que personne n’a pensé avant), et la partie de ceux qui essaient d’aller là où personne n’est allé avant ? Et bien sûr complémentaires.