Encore un numéro chroniqué trop tard. Pas grave, vous pouvez l’acheter en ligne.

En italique, les commentaires personnels sur ce qui tente d’être un résumé d’extraits.

Didier Nordon

Il rapporte notamment une étude de psychosociologie (pas de référence), où les hommes seraient dépeints comme plus fumistes que les femmes, moins attachés au travail bien fait. Cela devient une qualité nécessaire pour grimper dans les hiérarchies, où il ne faut pas trop chercher à prévoir les innombrables conséquences de ses décisions, sous peine de paralysie.

J’ajouterai que le manque de j’m’en-foutisme devient aussi un défaut pas que pour les femmes, juste tous ceux qui veulent faire un boulot correct, et, effectivement, risquent de s’y noyer. On retombe sur le principe de Dilbert : « les gens les moins compétents sont mutés à l’encadrement ».

Archéologie sous-marine

Toute une série d’articles s’étend sur les bateaux trouvés au fond des mers : des flûtes (navires de commerce, vers 1800) impériales coulées par les Anglais ; des pinques (petits cargos) provençales des XVIIè et XVIIIè siècles...

Le plus intriguant ? Le Carron Wreck. Il a fallu du temps pour reconstituer l’histoire de ce petit navire de guerre fabriqué en Amérique juste avant l’indépendance des États-Unis, donc anglais, avec des canons écossais, capturé par les Français, transformé à Lorient, endommagé alors qu’il transportait des messages de la France aux autorités françaises et états-uniennes d’Amérique, réparé à Boston, re-modifié en Bretagne, attaqué par les Anglais à Saint-Domingue et sabordé par son équipage (qui a échappé à la captivité et la noyade) juste avant l’armistice signant la fin de la Guerre d’Indépendance américaine. Récit rocambolesque qui explique le mélange des genres, des techniques, des restes d’uniformes et d’armements retrouvés dans l’épave.

Divers

Andromède

  • La NASA a refait les calculs, c’est sûr, la galaxie d’Andromède nous fonce dessus ! À 430 000 km/h, ça nous fait un impact dans quelques milliards d’années. Ça fera un très joli spectacle dans le ciel pour nos éventuels descendants.
    (Mise à jour du lendemain : le dernier Science & Vie tombé ce matin dans ma boîte aux lettres a justement des images de notre ciel dans les prochains milliards d’années !)
  • Des gens ont cherché et trouvé pourquoi les moustiques en vol peuvent se prendre des gouttes de pluie (équivalentes pour nous à ce que serait un impact avec une petite baleine) sans conséquence. Quel intérêt ? Tout ce qui peut permettre de mieux connaître et donc peut-être d’exterminer les moustiques est bon à prendre.
  • Un sursaut gamma survenu il y a 12,2 milliards d’années est-il à 12,2 milliards d’années-lumière ? Non, car l’espace a lui-même augmenté pendant le trajet. Il était à l’époque à 4,65 milliards d’années-lumière, et serait à présent à 24,37.
    L’article ne précise pas mais je suppose que cela ne vaut pas pour les distances et durées plus faibles au sein d’ensembles en cohésion gravitationnelles : si une étoile de notre galaxie est à 1000 al, sa lumière doit bien mettre 1000 ans pour arriver.
  • Les lions avaient conquis l’essentiel des continents autrefois. J’ignorais. Il y avait même un lion des cavernes.
  • Dans le cerveau, sous l’effet de stress et de ses conséquences chimiques, le cortex préfrontal perd son rôle d’arbitre et de contrôles des émotions : s’ensuivent paralysie, actes irrationnels, prise de contrôle par les parties plus anciennes du cerveau... Le but était peut-être d’accélérer les réflexes pour fuir les prédateurs. Des exercices de maîtrise existent, qui permettent de « rallumer » le cortex en se forçant à réfléchir et à s’interroger.

Et puis...

Manifestement, Dr Goulu a retenu des choses complètement différentes de ce numéro (à la fin de la page). Rigolo.