En vrac et par ordre décroissant personnel d’intérêt :

  • Howard Smith donne son avis sur la possibilité d’une vie intelligente dans notre coin de la galaxie. Ce sera pour un autre billet.
  • Le maximum thermique d’il y a 56 millions d’années fut une hausse de 5°C de la température de la planète, avec un gros impact sur faune et flore, des disparitions et migrations d’espèces… Cet épisode permet de deviner ce qui nous attend avec le réchauffement actuel… sauf qu’au Paléocène le phénomène s’est étalé sur des milliers d’années, et pas un siècle, et que l’environnement était beaucoup plus « ouvert » qu’à présent (les grands animaux ne peuvent plus migrer, l’homme occupe tout). Ça promet.
  • Pourquoi tombe-t-on malade quand on a froid ? Pas à cause du froid même bien sûr, mais à cause de la vasoconstriction de nos vaisseaux dans un air froid, de la baisse de lumière et de la synthèse de vitamine D, de la fatigue accrue, de la promiscuité renforcée, et du virus qui survit mieux dehors dans un environnement frais.
  • Effet pervers de la lutte contre les bactéries : au Bengladesh, l’aide internationale a poussé au forage de puits profonds car l’eau de surface est polluée. Si la mortalité infantile a chuté en partie grâce à cela, les Bengalis boivent à présent de l’eau contaminée par de l’arsenic des sédiments issus de l’érosion de l’Himalaya, un phénomène totalement naturel. Ce problème se rencontre ailleurs dans le monde, et il n’y a pas de solution décentralisée et peu coûteuse adaptée à un pays aussi pauvre.
  • Un article décrit les travaux d’Évariste Galois (le génie mathématique assez stupide pour se faire tuer en duel en 1831, à seulement 20 ans, pour les beaux yeux d’une donzelle). Ça parle de congruence et de corps finis, et même si je sais que ce champ est devenu capital dans l’économie numérique moderne, le lien entre les courbes elliptiques et les modulos me semble trop abstrait pour que mon cerveau cherche même à comprendre. Déjà en prépa je faisais un blocage sur la congruence.
  • Les navigateurs polynésiens ont conquis l’espace entre l’Asie, Hawaï et même l’Amérique du Sud sans aucune carte. Ce génie est d’abord lié à une connaissance parfaite de l’astronomie et de la position des étoiles au fil de l’année, en plus de celle des courants, des signes météorologiques, etc.
  • Un article décrit l’évolution de l’œil depuis un bon demi-milliard d’années. Darwin pensait qu’un organe si miraculeux était une épine dans sa théorie de l’évolution. À présent le chemin depuis les premières cellules photo-sensibles est plus clair, grâce à l’étude de « presque vertébrés » encore existants comme la myxine.
  • Certains ont étudié pourquoi les taches de café ont des bords plus colorés que l’intérieur. Ça semble mériter le Ig Nobel du meilleur prétexte à faire des pauses café à rallonge, mais le résultat a une importance pour les fabricants d’encre par exemple. Le phénomène est lié aux grains ronds et disparaît avec une partie de grains oblongs.
  • La nicotine protège contre Parkinson. Pas une raison pour fumer.
  • Le béton ne se recycle pas assez. Il y a des progrès pour convertir les gravats en d’autres matériaux utilisables directement sur le chantier, pour éviter le coûteux et écologiquement désastreux transport, mais en France il va encore falloir faire des efforts.
  • L’article de Delahaye sur les polynômes générant des nombres premiers m’a laissé froid, comme une fois sur deux (l’autre fois Delahaye me passionne). La recherche mathématique sur le sujet est foisonnante.