dimanche 19 avril 2015

“The sleepwalkers — How Europe went to war in 1914” (« Les somnanbules — Eté 1914 : Comment l’Europe a marché vers la guerre ») de Christopher Clark

The outbreak of the war was a tragedy, not a crime.
Le déclenchement de la guerre fut une tragédie, pas un crime.

Christophe Clark,
The Sleepwalkers, Conclusion, p. 561

L’Europe s’est suicidé sans que personne veuille vraiment la guerre : c’est la tragédie de la Première Guerre Mondiale, et une leçon pour le futur. Certaines causes résonnent encore au XXIè siècle.

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La séquence d’introduction porte déjà la violence des conséquences lointaines (oui, le titre français est trompeur : Christopher Walker commence bien plus tôt que l’été 1914). En Serbie en 1903, des officiers ultranationalistes assassinent sauvagement le roi Alexandre et sa femme. D’après la description de Clark, ce souverain n’était pas très sympathique, mais les tueurs ne le sont pas plus. Cette clique militaire régicide, notamment un certain colonel Apis, va acquérir une grande influence en Serbie dans les années suivantes, et de manière à peu près autonome semer le trouble dans la Bosnie-Herzégovine voisine (partiellement serbe mais annexée par l’Autriche), puis organiser l’assassinat de François-Ferdinand, l’allumette qui embrasera le continent.

Toute cette partie sur la politique serbe, le nationalisme intense, le déni par exemple de l’existence même de Slaves non Serbes en Bosnie et Croatie, les exactions pendant la conquête serbe de la Macédoine en 1912-13... rappellent furieusement ce qui s’est passé dans les années 1990 en Yougoslavie ; jusqu’au rôle de la Russie, ange gardien autoproclamé des Slaves des Balkans ; jusqu’au conflit est-ukrainien actuel (un russophone est-il forcément russe ?).

Les acteurs

Clark fait le tour de toutes les grandes puissances du moment, leurs gouvernants, leur organisation, leurs faiblesses, leurs relations mutuelles...

Tout le monde voyait la Russie, en croissance très rapide, comme la nouvelle superpuissance, malgré la défaite de 1905 face Japon, malgré son gouvernement pas très stable et marqué par l’absolutisme — ce qui ne voulait pas dire que le Tsar donnait toujours le ton.

À l’inverse, l’Autriche-Hongrie semblait en décrépitude, paralysée par un gouvernement double et les revendications ethniques, malgré une économie florissante. Que serait-elle devenue si François Ferdinand avait vécu, lui qui ne voulait pas de guerre et ambitionnait de créer un État fédéral ?

Le fantasque Kaiser ne dominait pas une Allemagne envieuse des empires coloniaux de ses voisins.

La France ne s’impliquait pas dans les Balkans, sinon par ses banques et ses exportations d’armes. Face à des Ministres des Affaires étrangères instables, les diplomates étaient devenus autonomes ; mais en 1914 Poincaré, Président, donnait le ton et prônait la fermeté face à l’Allemagne. Clark n’est pas tendre avec lui.

L’Angleterre (comme souvent...) ne tenait pas à s’engager irrévocablement, comme la France auprès de la Russie. Au Foreign Office, Edward Grey n’en faisait qu’à sa tête et lia son pays à la France.

L’Italie, théoriquement alliée aux puissances centrales, se rapprochait de plus en plus de l’Entente.

Les états des Balkans combattaient depuis 1912, contre l’Empire ottoman et entre eux.

Les alertes et la déstabilisation

La Grande Guerre n’a pas éclaté dans un ciel serein. Sans remonter jusqu’au conflit franco-allemand de 1870, les années d’avant-guerre virent plusieurs affrontements dont certains auraient pu dégénérer, et dont le souvenir influença les décideurs de 1914.

Allemagne et France se frottèrent notamment au Maroc (crise d’Agadir en 1911), mais cela ne dégénéra qu’en marchandage (Maroc contre Cameroun). L’Allemagne remettait en cause la domination britannique sur les mers, mais ne l’inquiéta en fait jamais sérieusement. En Asie, les impérialismes russe et britanniques se heurtèrent plus d’une fois (Inde, Afghanistan, Iran...), sans conséquence majeure. En Afrique, les Anglais s’étaient heurtés aux Français (Fachoda en 1898), et, juste après, lors de la guerre des Boers émergea fugitivement l’idée d’une alliance franco-germano-russe contre l’Empire britannique.

627px-Balkan_1912.svg.pngLa vraie déstabilisation commença en 1912 avec l’agression italienne contre l’Empire ottoman, qui perdit Lybie et Dodécanèse. Les jeunes et ambitieux États européens fraîchement émancipés de la tutelle turque (Serbie, Bulgarie, Grèce) se ruèrent sur l’Empire malade. Le partage tourna mal : la Bulgarie finit en guerre contre ses anciens alliés, et la Serbie menaça déjà de déclencher une guerre européenne en voulant croquer l’Albanie (et l’on parlait déjà de purification ethnique au Kosovo). Autriche et Italie considérèrent cela comme une ingérence dans leur sphère ; l’Autriche mobilisa partiellement ; la Russie aussi. On fut à deux doigts de la guerre ; puis les Serbes, sous la pression internationale, renoncèrent. Ces fausses alertes éloignèrent le spectre d’un conflit continental, et en 1914 les décideurs y crurent hélas moins.

Des blocs non figés

Tout n’était pas figé, et la guerre n’était pas inéluctable. Certes certains l’attendaient, par exemple certains Allemands effrayés de la très rapide évolution (mais fragile) industrielle et militaire russe, ou certains généraux autrichiens belliqueux. Mais il existait à l’inverse une multitude de facteurs de pacification : Guillaume II, tout fantasque qu’il ait été, reculait devant cette perspective ; ses relations avec Nicolas II étaient cordiales ; la rivalité navale entre Royaume-Uni et Allemagne avait déjà été gagnée par le premier ; François-Ferdinand ne voulait pas de guerre... Les guerres d’agression entre puissances européennes étaient impensables[1], même l’attaque autrichienne sur la Serbie nécessitait une justification.

Enfin, les alliances étaient elles-mêmes mouvantes : la petit Serbie avait été protégée par l’Autriche avant de se retourner contre elle ; les alliés balkaniques de 1912-13 s’étaient entredéchirés immédiatement ; la Russie et l’Angleterre avaient de nombreux points de friction coloniaux et l’alliance de la France démocratique et de la Russie autocritique n’allait pas de soi ; la Russie s’était focalisée sur les Balkans en partie parce que sa cible prioritaire (Constantinople et les détroits) restait pour le moment inaccessible ; la Turquie avait un général allemand pour moderniser son armée, mais aussi un amiral anglais pour sa flotte ; etc.

800px-Map_Europe_alliances_1914-fr.svg.png Cette instabilité des blocs provoqua d’ailleurs l’enchaînement inéluctable ! La France craignait que la Russie, puissance montante, n’ait plus besoin de son alliance, absolument vitale contre l’Allemagne : Poincaré l’assurait donc de son soutien indéfectible, y compris dans les Balkans, pourtant inutiles aux Français. Symétriquement, l’Allemagne ne faisait pas confiance à seul grand allié, l’Autriche, et la soutint donc inconditionnellement, là aussi dans les Balkans. La Russie se devait de soutenir son allié serbe, autrefois soumis à l’Autriche. L’Angleterre avait garanti la protection des côtes du nord de la France, dont toute sa flotte croisait en Méditerranée : l’Angleterre se voyait donc entraînée par son alliée contre l’Allemagne.

Tous ensembles vers l’abîme

La Main Noire serbe, aidée par des services serbes, sans accord réel du plus haut niveau, place ses tueurs : Prinzip assassine l’archiduc François-Ferdinand. L’Autriche-Hongrie prend son temps pour l’enquête, finit par envoyer un ultimatum à la peu coopérative Serbie — ultimatum que Clarke trouve presque acceptable, comparé à celui adressé de l’OTAN à la Serbie en 1999 ! La tradition occidentale veut que la Serbie ait quasiment accepté ces conditions coupant toute justification à l’attaque autrichienne ; en fait Clark qualifie la réponse serbe de « chef-d’œuvre d’équivoque » (a masterpiece of diplomatic equivocation). L’Autriche menace d’attaquer, la Russie mobilise (complètement), donc l’Allemagne prend peur et mobilise, provoquant la mobilisation française. La rapidité de mobilisation et d’attaque pouvant décider du sort de la guerre, les hostilités commencent, et à l’entrée du Reich en Belgique succède l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne.

Cet enchaînement, tout le monde l’avait vu venir, mais personne ne le voulait et chacun croyait faire toutes les concessions possibles pour éviter la guerre. Dans les deux camps, chacun pensait que ceux d’en face la voulait, et y recourrait sans une volonté de fer pour le contrer — toute conciliation ou désaveu d’un allié serait donc un dangereux signe de faiblesse, de plus inutile puisque l’ennemi voulait la guerre. La fermeté protégeait donc la paix. Sans cela, difficile d’expliquer que Poincaré en Russie lie sciemment la France aux événements d’une zone aussi instable que les Balkans. Et chaque progrès d’une alliance effrayait l’autre, le poussant à se préparer au pire (un grand classique).

Facteurs psychologiques

Ils jouèrent massivement dans l’enchaînement de la crise. Les Serbes en voulurent trop dès 1912, et surestimèrent le poids du soutien russe. Les Autrichiens, exaspérés par les Serbes depuis des années, furent légers en les attaquant sans penser aux terribles conséquences. En cette période sans instance supranationale reconnue, tout abandon de souveraineté était inconcevable — les Serbes ne pouvaient pas accepter l’ultimatum. Les Russes ne comprirent pas que les Autrichiens ne pouvaient pas laisser passer impuni le meurtre du prince héritier. Les Autrichiens auraient pu attaquer dès après le meurtre, ce qui aurait été bien mieux accepté, mais le processus de décision de la double monarchie se traînait (les Hongrois notamment craignaient une invasion des Carpathes par la Roumanie). Les Russes auraient pu attendre pour mobiliser laissant aux Serbes une chance d’accepter l’ultimatum), et se contenter d’une mobilisation partielle contre l’Autriche pour ne pas effrayer l’Allemagne, mais leur logistique ne le prévoyait pas. Les Allemands auraient pu se contenter de n’envahir qu’une petite partie de la Belgique (tout le monde s’y attendait) : cela aurait donné une chance aux pacifistes dans le gouvernement anglais. Mais les militaires allemands (contrairement aux civils) sous-estimaient la Grande-Bretagne.

Clark ajoute une note : menacée par les évolutions de la société, la « masculinité » du mâle européen semblait menacée à cette période précise et, par réaction, s’affirmer dur et endurant prenait le pas sur les vieilles valeurs aristocratiques, plus accommodantes.

Une chose finalement est sûre : attribuer à l’Allemagne la responsabilité totale de la guerre dans le Traité de Versailles, en plus d’une faute politique à l’époque, était purement et simplement une erreur factuelle. Si les Alliés s’imaginaient dès le début que l’intransigeance autrichienne venait de Berlin, la paranoïa régnait partout.

Digestion

C’est un pavé (pas loin de 600 pages en anglais sans les notes) et, forcément, les affrontements diplomatico-commerciaux subtils et pleins de sous-entendus ne sont pas la meilleure matière pour des rebondissements trépidants mêlés de réparties cinglantes, surtout quand on connaît déjà la fin. J’ai été un peu frustré par la relation du déclenchement des hostilités : Clark s’arrête aux mobilisations et ne relate pas l’attentat de Jaurès, par exemple (est-il tellement important d’ailleurs, vu par un Anglo-Saxon ?) ni les réflexions des Français dans les derniers jours.

Si le passionné d’histoire trouvera son compte dans les causes plus ou moins immédiates de la mort de millions de soldats et l’effondrement de quatre empires, le dilettante risque de trouver la chose indigeste. The Sleepwalkers pourtant déjà devenu une référence sur le sujet. Et comme je le disais au début, le XXIè siècle semble en rejouer des pans entiers.

Quant à l’amateur d’uchronies, il croulera sous les points de divergence potentiels...

Note

[1] Contre les Turcs et autres non-Européens, on s’en donnait par contre à cœur joie.

vendredi 27 mars 2015

« Pour la Science » d’avril 2015 : écrans & sommeil, routes de 5è génération, fractales 3D

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The Sleepwalkers attendra encore, en partie à cause de ce bon cru de mon journal scientifique favori. Comme d’hab’, l’italique n’engage que moi, et le romain vise le résumé objectif. Il est encore en kiosque. L’hygiène lumineuse Un article très concret et immédiatement applicable dans Pour la  […]

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mercredi 25 février 2015

Préférences pubs de Google

Découvert au fil d’un article de C’t : Se connecter sur https://www.google.de/ads/preferences avec son compte Google (qui n’en a pas, à part les possesseurs d’iphone, même si ce n’est que pour y connecter son smartphone ?). Voir le nombre effarant d’informations déjà connues Google (centres  […]

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jeudi 8 janvier 2015

« Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu’une pierre est le fondateur de la civilisation. »

Derjenige, der zum erstenmal an Stelle eines Speeres ein Schimpfwort benutzte, war der Begründer der Zivilisation. Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu’une pierre est le fondateur de la civilisation. Attribué à Sigmund Freud La source de cette citation reste douteuse : raison de plus de  […]

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jeudi 4 décembre 2014

“The Tawny Man” de Robin Hobb (suite de l’« Assassin Royal »)

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(Attention, je me réfère à l’édition en anglais, en trois épais tomes. Pour la correspondance avec le découpage en sept tomes dans l’édition française, un scandale en soi d’ailleurs, voir par exemple http://critiques-imaginaire.com/blog/le-cycle-de-lassassin-royal/ ) Après avoir dévoré la trilogie  […]

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samedi 1 novembre 2014

Linux planté dans le métro

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À une époque déjà reculée où les réseaux sociaux se résumaient à l’e-mail, il était de bon ton de poster les écrans d’aéroport, ou autres endroits publiques, affichant de magnifiques écrans bleus de Windows royalement plantés. (Les sites où les images ont été pillées sont en lien.) Et ce, encore  […]

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dimanche 12 octobre 2014

« Pour la Science » d’octobre 2014 (II)

Suite du résumé du numéro d’octobre... (partie 1 ici) Houtermans Friedriech Houtermans n’a pas eu de chance dans la vie : non seulement il fait partie de ces grands savants du XXè siècle inconnus du grand public (la compréhension de la fusion au centre du soleil ou l’âge de la Terre à 4,5 milliards  […]

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vendredi 10 octobre 2014

« Pour la Science » d’octobre 2014 (I)

Petit numéro, plus par la viande qui manque autour des sujets que par les sujets eux-mêmes. Comme d’habitude, les remarques purement perso sont en italiques. Gaz de schistes Gilles Pijaudier-Cabot, chercheur, parle longuement des gaz de schiste. En résumé : Le prix du gaz a chuté aux États-Unis  […]

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dimanche 21 septembre 2014

Strasbourg-Marseille

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Il y a quelques petites compensations à se lever très tôt pour aller prester quelques heures à Marseille : un lever de soleil sur une mer de nuages. Ce qui suit n’est pas si mal, pour des photos prises à main levée au travers d’un hublot sale, avec un smartphone de trois ans d’âge, et une maîtrise  […]

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mercredi 3 septembre 2014

« Guerres & Histoire » n°20 d’août 2014 : qui a eu la peau de la Wehrmacht ? et le C-130 Hercules

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« Alliés ou Armée rouge : qui eu la peau de la Wehrmacht ? » : voilà un titre bien vendeur, comme si la défaite du Reich n’était dû qu’à l’un ou l’autre (et sans qu’aient pesé les combats en Italie ou dans les airs au-dessus de l’Allemagne). Le texte est plus sérieux (et ne répond pas à la question  […]

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lundi 18 août 2014

« Pour la Science » d’août 2014 : généalogie des mythes, Anthropocène, indécidabilité & complexité, supernova

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Espérons que les kiosques le présenteront encore quand je publierai ceci. Pour une fois, je vais tenter de faire court. Avis personnels en italique comme d’habitude. La généalogie des mythes En cataloguant les mythes de nombreux peuples, Julien d’Huy a trouvé des liens très surprenants, et  […]

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mardi 29 juillet 2014

Fin de karma

Il y a sept ans je faisais l’acquisition de deux machines de bureau HP d’occase, construites avant la fin du millénaire dernier, destinées à servir comme serveur de mail/sauvegarde/VPN/versioning/web/juge Diplomacy... au sein de mon placard, la deuxième machine servant de remplaçant à la première.  […]

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samedi 21 juin 2014

« Rêve de gloire » de Roland C. Wagner

Il n’y a pas des tonnes d’uchronies françaises de haute volée. La trilogie de la Lune de Johan Heliot restait assez utopique et légère. J’ai récemment parlé ici de deux autres, sympathiques mais manquant d’ampleur : Françatome, toujours d’Heliot, et le Dernier des Francs de Michel Pagel. Enfin, les  […]

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samedi 7 juin 2014

Science étonnante

Tout en haut de ma déjà très longue liste de blogs à lire régulièrement vient de se rajouter Science étonnante. Bons articles, bonne vulgarisation, et des sujets que j’aime. Parmi cent perles, quelques-unes, pas que mathématico-physiques, qui me font marrer ou provoquent chez moi un brain overflow :  […]

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lundi 5 mai 2014

“Fatherland” de Robert Harris

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Cette uchronie date de 1992, donc du début de la mode sur le thème. C’est une des plus connues, et un coup de maître pour Robert Harris, dont c’est à la fois le premier roman et la première uchronie (et d’ailleurs la dernière). Le monde n’est pas original, c’est celui où Hitler a gagné la Seconde  […]

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samedi 26 avril 2014

Skeptic vol.19 n° 1 : montée du QI, lanceurs d’alerte & exorcistes

skeptic redesign

Quelques articles intéressant dans ma revue américaine militante préférée : La montée du QI au XXè siècle James R. Flynn a longuement étudié l’évolution du QI en Occident pendant le XXè siècle, et il s’étend dans une interview sur les différences restantes entre Blancs et Noirs, hommes et femmes,  […]

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dimanche 20 avril 2014

« Le Dernier des Francs » de Michel Pagel

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Dans une uchronie on cherche toujours la petite bête. L’auteur a trop fait évoluer la société ici, pas assez là, tel comportement est anachronique, etc. Ça fait partie du jeu et n’enlève rien aux qualités de ce petit roman fort sympathique et riche en action, et qui aurait gagné à prendre de  […]

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jeudi 10 avril 2014

« Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler » de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri

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Pas la peine de s’abaisser aux romans de fantasy pour rencontrer un destin titanesquement hors norme : dans un pays arriéré, un jeune paysan presque illettré, sorti du rang pendant une guerre civile impitoyable, a la chance de côtoyer des maîtres dans l’art martial, devient ensuite un des plus  […]

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dimanche 23 mars 2014

« Françatome » de Johan Heliot

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Johan Heliot sort régulièrement des uchronies à forte inspiration feuilletonesque (à commencer par La Lune seule le sait), et la dernière répond en partie à ceux qui se demandent « où sont les fusées, les stations orbitales, promises dans les années 1950 ? », celles de 2001, ou moins récemment  […]

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mercredi 19 mars 2014

« Guerres & Histoire » n°17 de février 2014 : la Guerre de Sécession, l’art opératif, 300, le Mandchoukouo & Béria

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Encore un numéro de ma revue historique préférée, et une fois de plus il est excellent. Petite prise de notes pour me souvenir de l’essentiel. Guerre de Sécession, guerre d’amateurs La Guerre de Sécession américaine (1861-1865) semble préfigurer les guerres mondiales du siècle suivant, avec leurs  […]

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